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Archive pour janvier 2010

Windsor Locks 2009 Vidéo n°1

Réunion Septembre 2009

Windsor Locks – Bradley – Connecticut USA

Acte I : New England Air Museum
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Le Collège de la Casinca – Emplacement d’Alto

Emplacement de la base d’Alto – Aujourd’hui se trouve le collège de la Casinca


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Mission du Capitaine Jallier

Il est 7 heures, sur le terrain d’Alto (Corse) les pilotes français se préparent. Les 24 Thunderbolt, imposante armada, sont alignés en bout de piste.

La veille, le Groupe a reçu l’ordre de monter les réservoirs d’ailes sur les avions, et le personnel a essayé de deviner qu’elle serait la prochaine mission.

Au petit matin, 12 pilotes du GC 2/3 et 12 pilotes du GC 2/5 étaient rassemblés dans la salle d’opérations de l’Escadre. Le Commandant DE RIVALS-MAZERES a donné les ordres: attaque à la mitrailleuse de tout ce qui est allemand dans le Dauphiné, première patrouille: vallée de ……. deuxième patrouille vallée de …..

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MISSION : Attaque à la mitrailleuse de tout ce qui est Allemand dans le Dauphiné. Première patrouille vallée de ….. Deuxième patrouille vallée de …..
Au retour, mitraillage des terrains d’Orange et d’Aix les Milles occupés par les Allemands.

07h55 – Les hélices tournent.
08h00 – Le signal est donné par la tour. Un à un chaque P47 enlève en bout de piste ses 7 tonnes. Rassemblement au-dessus de la piste. Le dispositif se forme, chacun à sa place bien déterminé pour voir le ciel et protéger ses voisins, puis prend le cap 315 vers la mer.

Bientôt, plus rien en vue que l’immensité de la Méditerranée à traverser, altitude 5500 mètres, les côtes Italiennes apparaissent en fond de tableau, leurs sommets couronnés d’énormes cumulus blancs.
Voici la France, nous survolons Cannes, les côtes sont hospitalières aujourd’hui. D’habitude les patrouilles y sont accueillies chaleureusement par les 88 allemands qui tirent bien, même lorsque les nuages empêchent les servants de voir. Nous avons nos petites chances au retour.

Le cap est pris sur le Dauphiné et la descente commencée vers le versant français des Alpes qui se déroule sous nous après quelques minutes.

Prise de cap 290 jusqu’aux objectifs respectifs, le Mont Blanc et le Pelvoux sont des repères précieux pour le chef qui vient trouver son objectif au milieu d’un enchevêtrement de rochers, de torrents et de routes en lacets.

L’Objectif arrive, il est là, les groupes de 4 avions se séparent, chacun va accomplir sa besogne. Huit pilotes dans chaque vallée l’œil rivé au sol, le doigt sur la détente, 4 pilotes au dessus scrutant le ciel, prêts à foncer sur tout chasseur dangereux.

Quelle joie amène, après quatre ans d’exil et de souffrance, que de survoler à nouveau ces terres où tous accrochent des souvenirs ; où bon nombre d’entre nous ont des parents, des amis. Mais aussi quelle tristesse de voir ces villages brûlés par les Allemands en lutte contre les Partisans. Qu’allons-nous retrouver en rentrant ?

Mais l’heure n’est pas aux sentiments – c’est la guerre, horrible, qu’il faut faire pour trouver l’ennemi partout où il est.

Les routes sont désertes, les villages brûlés, pas âme qui vive dans les rues. De ci et là, quelques planeurs allemands, beaucoup sont détruits par le feu – Est-ce là l’œuvre des partisans ? Nous le souhaitons vivement et l’aspect des lieux montre que la lutte a du être chaude.

Une voix à la radio, c’est celle du Commandant : « Rassemblement au point n°1 ».

Dix minutes après, les avions s’y retrouvent, il en manque un. Non il rentre avec son équipier, son moteur ne tourne plus rond et il lui reste 600 kms à faire pour rentrer à sa base. Bonne chance.

Cap au sud maintenant, c’est aux avions Allemands qu’il faut s’attaquer pour les détruire au nid. Au loin à notre droite la vallée du Rhône s’étend paisible sous une brume bleue. Un bonjour ému au passage aux villes que nous connaissons, sitôt suivi d’un au revoir, à très bientôt. Mais nous ne faisons pas du tourisme que diable. Pensons plutôt au terrain allemand. Il apparaît à droite et semble vide. Les renseignements obtenus étaient-ils donc erronés ? Nous allons vite nous en rendre compte et à 600 kms à l’heure, les pilotes piquent sur la piste.

L’Allemand est aux aguets et plusieurs barrages de fumée noire, blanche, rose, apparaissent autour de nous. Tous les calibres tirent avec rage, nos mitrailleuses lourdes ripostent. Un JU 88 brûle, touché par la patrouille de droite. D’autres bimoteurs sont à coté, il faut revenir – Quatre autres avions sont touchés au second passage ; la deuxième patrouille attaque à son tour sans que les Allemands cessent de tirer.

« Rassemblement au point n°2, attention avion N°41 votre moteur fume ». Quelques secondes plus après, un parachute sort de la cabine du 41, extrait le pilote qui s’accroche à la dérive, l’avion part en piqué à mort et le pilote arrive enfin à se dégager. Mais le parachute s’est mis en torche ; avion et pilote vont s’écraser à quelques centaines de mètres l’un de l’autre.

Le Capitaine Jallier touché par la Flak allemande a payé son tribut et c’est une patrouille endeuillée qui franchit à nouveau les côtes de France. Qu’importe – Chacun sait bien que chaque départ peut être le dernier. Mais y a t-il un pilote pour y croire ?

Pendant ce temps au sol, beaucoup de monde converge vers le lieu de l’accident situé au plan des Amarens. Pierre Testard (8 ans à l’époque) qui habite la ferme de la Madeleine où travaillent ses parents et qui joue à quelques centaines de métrés du crash a assisté impuissant au drame. Il a vu cet avion sortir de derrière Le Crestet, trainant une énorme fumée blanche puis noire. Il a vu les efforts désespérés du pilote pour essayer de s’extraire de son cockpit, son parachute s’accrocher malencontreusement à l’avion l’entrainant dans sa chute inéductable. Enfin il se décroche, mais le parachute est en torche. L’avion s’écrase derrière une ferme, le corps touche le sol près du pont du Rieu Froid qui traverse la route de Malaucène à Entrechaux.

Les hommes de la Résistance sont les premiers sur les lieux, ils interdisent aux enfants des alentours, qui ayant abandonnés leurs jeux se sont précipités en courant vers cette épaisse fumée que dégage les restes du Thunderbolt, de rester sur les lieux, car à tout moment les Allemands peuvent faire irruption.
Le corps de l’infortuné pilote est drapé dans son parachute, puis ramené dans la chapelle de l’ancien hôpital de Malaucène. Les plaques d’identité n’ayant pas été retrouvé, seul un nom -JALLIER- tracé sur son parachute, permet de l’identifier.

Les hommes qui servent d’appui à la Résistance s’organisent pour pouvoir veiller à tour de rôle ce Français qui vient de donner sa vie pour libérer son pays de l’occupant nazi. A 2 heures du matin, alors qu’habituellement ces hommes de l’ombre se gardent bien de rester dormir chez eux, ils sont surpris par la Milice et les Allemands tandis que M. Pons et M. Tromel veillent le pilote dans la chapelle. Ils sont avertis de la présence ennemie dans le village, mais ne seront pas inquiétés.

Dix Malaucéniens seront conduits au petit matin dans les geôles d’Avignon. On apprendra après leur Libération intervenu après le débarquement du 15 août, qu’ils ont été dénoncés par des traitres du village, et que cette opération, préparée de longue date par la Milice, n’avait rien à voir avec les évènements de la veille.
D’ailleurs, en retournant en Avignon, ces miliciens – qui repassent par Vaison la Romaine pour éviter le passage du tunnel sous Le Barroux, trop risqué à leur yeux, les évènements du 22 août (accrochage par la Résistance des allemands qui cherchent à fuir en évitant la vallée du Rhône) leurs donneront raison – poursuivront leurs tristes besognes. Ils s’arrêteront à Violès où ils abattront le chef de gare M. xxx, puis ils laisseront un souvenir de dégout à Sarrians après avoir affreusement torturé à mort M. Albin Durand et son fidèle serviteur.

D’après le témoignage des habitants de Malaucène et le récit du capitaine Menu (source SHAA)

Capitaine Jallier

cap_jallier

Etats des services de :

Joseph Octave JALLIER, né le 16 mars 1912 à Montel de Gélat, fils de feu Prosper et de Mme Louise ROULLAUD, marié le 12 septembre 1942 à Mlle Juliette CHOTARD.

Engagé volontaire pour une durée de 3 ans le 17 juillet 1931, il est incorporé au 37ème Régiment d’Aviation.
Il suit un stage à l’école de Versailles et obtient le Brevet Spécialité Mécanicien Electricien n° 410 le 10 juin 1932.
Nommé au grade de Caporal le 27 juillet 1932, puis au grade de Sergent le 1er février 1933. Admis à l’école des Sous/Officiers du Personnel Navigant de Istres, il obtient le Brevet de Pilote d’Avion n° 24323 le 11 juillet 1934.
Rengagé pour 2 ans le 3 juillet 1934.
Le 27 août 1935, il est affecté à la 42ème Escadre Légère de Défense 2ème Compagnie 1ère Escadrille sur la Base Aérienne 112 de Reims. Rengagé pour 1 an le 17 juillet 1936.
Septembre 1936, l’Armée de l’Air met en place la réorganisation prévue dans les textes de sa création; il est affecté le 1er décembre 1936 au Groupe de Chasse I/4 toujours sur la BA 112 de Reims.
Rengagé pour 6mois résiliable le 17 juillet 1937, il est candidat admis à l’Ecole de l’Air (Corps des Sous Officiers Elèves Officiers) le 28 août 1937.
Rengagé pour 1 an résiliable le 28 août 1937.
Il rejoint la BA 107 d’Etampes, il est promu au grade de Sous-lieutenant le 15 septembre 1938, obtient le Brevet d’Observateur d’Avion n° 4170 du 7 octobre 1938 Il arrive à la 1ère Escadre de Chasse le 7 novembre 1938. Il est affecté au Groupe de Chasse II/1 le 27 août 1939.
Le 8 décembre 1939, il est affecté au Groupe de Chasse I/9, et rejoint Oran le 19 décembre 1939. Le 1er septembre 1940, il est affecté au Groupe de Bombardement II/25 et promu au grade de Lieutenant le 15 septembre 1940 Le 25 août 1941, il est affecté au Groupe de Chasse II/3 et rejoint Alger Maison Blanche.
Il quitte Maison Blanche pour la Tunisie avec son Groupe, et rejoint Sfax le 10 novembre 1941
Avec son Groupe il est affecté successivement à :
Alger Maison Blanche le 2 juin 1942
Aïn Sefra le 15 janvier 1943
Ahmer el Aïn le 20 juin 1943
Taher (Constantine) le 29 octobre 1943
Reghaïa (Alger) le 26 novembre 1943 Il est promu au grade de Capitaine, Cadre des Officiers de l’Air du Personnel Navigant d’active le 25 décembre 1943 Il fait mouvement sur Bône (Constantine) le 13 avril 1944
Le 8 juin 1944, il fait mouvement sur le Secteur Postal 99030 (terrain d’Alto Folelli en Corse) Il disparait le 31 juillet 1944 à 10h30 au cours d’une mission de guerre dans la région de Vaison la Romaine, près d’Orange. Avion touché par la D.C.A, parachute se met en torche.
Mort pour la France et inhumé au cimetière de Malaucène (Vaucluse) le 1er août 1944.
En 1945, son corps sera rapatrié dans le caveau familial au cimetière du village de Mautes (Creuse)

Chevalier de la légion d’honneur à titre posthume.

(source SHAA) Un grand merci à Joël Blanc pour ses précieux renseignements

John Sturges

John Sturges est un réalisateur et producteur de film américain né le 3 janvier 1910 à Oak Park (Illinois, États-Unis) et décédé le 18 août 1992 à San Luis Obispo (Californie, États-Unis).

john_sturges Il réalisa le film « Thunderbolt » avec Willian Wyler à Alto en Corse en 1944.
Au début des années 30, il entre à la RKO où il travaille sur les décors et les post-production de divers films. Il devient par la suite assistant de David O. Selznick avant d’être mobilisé par l’Armée de l’Air pendant la Seconde Guerre Mondiale. Il revient ensuite comme assistant réalisateur à la Columbia. Il réalise en 1948 son premier film, Le Signe du Bélier.

Son premier succès arrive en 1953 avec Fort Bravo. Ce western avec William Holden est le premier d’une longue série. Il fait tourner les grandes vedettes de l’époque : Barbara Stanwyck, Spencer Tracy ou Robert Taylor. C’est en 1957 qu’il accède à la gloire internationale avec un western resté célèbre : Règlements de comptes à OK Corral avec Burt Lancaster et Kirk Douglas. L’année suivante, il remet en scène ce dernier avec Anthony Quinn dans Le Dernier Train de Gun Hill.

En 1960, il connaît à nouveau un grand succès, inattendu, avec Les Sept Mercenaires, inspiré du chef d’oeuvre d’Akira Kurosawa sorti en 1954 les sept samouraïs. Là encore il met en scène des « gueules » du cinéma américain comme Charles Bronson ou James Coburn et des vedettes : Yul Brynner et Steve McQueen. Il retrouve ce dernier pour un autre triomphe international : La Grande Evasion en 1963.

Il tourne la suite de Règlements de comptes à OK Corral en 1967, Sept secondes en enfer avec Jason Robards et met en scène Gregory Peck dans Les Naufragés de l’espace deux ans plus tard. Son dernier film, L’aigle s’est envolé raconte l’improbable mission d’un commando allemand pendant la guerre, celle d’enlever le premier ministre Churchill.

Il s’éteint à l’âge de 81 ans, le 18 août 1992 à San Luis Obispo en Californie.

Ses films :

* 1948 : Le Signe du Bélier (The Sign of the Ram)
* 1949 : Les Aventuriers du désert (The walking hills)
* 1950 : La Capture (The capture)
* 1950 : Right cross
* 1950 : Le Mystère de la plage perdue (Mystery Street)*
* 1951 : Le peuple accuse O’Hara (The people against O’Hara)
* 1951 : It’s a Big Country
* 1953 : Fort Bravo (Escape from Fort Bravo)
* 1953 : La Plage déserte (Jeopardy)
* 1954 : Un homme est passé (Bad Day at Black Rock)
* 1955 : Duel d’espions (The Scarlet Coat)
* 1955 : La Vénus des mers chaudes (Underwater !)
* 1956 : Coup de fouet en retour (Backlash)
* 1957 : Règlements de comptes à OK Corral (Gunfight at the O.K. Corral)
* 1958 : Le Trésor du pendu (The Law and Jack Wade)
* 1958 : Le Vieil Homme et la mer (The Old Man and the Sea)
* 1959 : La Proie des Vautours (Never so few)
* 1958 : Le Dernier Train de Gun Hill (Last Train From Gun Hill)
* 1960 : Les Sept Mercenaires (The Magnificent Seven), également producteur
* 1961 : Par l’amour possédé (By love Possessed)
* 1962 : Citoyen de nulle part (A girl named Tamiko)
* 1962 : Les Trois Sergents (Sergeants 3)
* 1963 : La Grande Évasion (The Great escape), également producteur
* 1965 : Station 3 ultra-secret (The Satan bug)
* 1965 : Sur la piste de la grande caravane (The Hallelujah Trail), également producteur
* 1967 : Sept secondes en enfer (Hour of the Gun), également producteur
* 1968 : Destination Zebra, station polaire (Ice Station Zebra)
* 1969 : Les Naufragés de l’espace (Marooned)
* 1972 : Joe Kidd
* 1973 : Chino (Valdez horses)
* 1974 : Un silencieux au bout du canon (McQ)
* 1976 : L’aigle s’est envolé (The Eagle Has Landed)

Source : Wikipedia